mardi 11 décembre 2018

Comment rendre son orchestration vivante et réaliste ?

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Ce sujet a 3 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Daniel, il y a 10 mois et 3 semaines.

4 sujets de 1 à 4 (sur un total de 4)
  • Auteur
    Messages
  • #992

    Paul Poseyy
    Participant

    Salut à tous !

     

    Déja merci pour les articles qui résume comment bien démarrer sur le site, Ca fait un moment que je me suis lancé dans l’aventure et ca à permis de confirmer que j’ai bien choisi mon matériel.

    J’ai cependant une question, je suis sur Cubase 8.5 et je cherche désespérément des tutos ou un prof qui voudrais bien me montrer les astuces pour faire sonner les samples ensemble une fois la musique composé. Comment bien utiliser la modulation, les articulations pour chaque type d’instruments de l’orchestre et les faire jouer de façon réaliste.
    J’ai l’impression de partir de zero à ce sujet et chacun de mes tests se soldes par un echec, le rendu n’est jamais celui escompté.

    Connaissez vous une bonne adresse ou quelqu’un susceptible de me faire progresser et de m’aider à ce sujet ?

    materiel :
    Cubase 8.5
    Samples :
    Essentials Orchestral & East West Symphonic Orchestra Platinium + Symphonic Choirs

     

    Merci d’avance pour le temps que vous prendrez à me répondre.

     

    Paul

    0
    #995

    Ghandizilla
    Participant

    Bonjour Paul !

    Vaste question, quête infinie.

    Tout d’abord, pour bien délimiter l’impact relatif des instruments virtuels sur le réalisme :
    – L’arrangement joue beaucoup : textures, gestion des contrastes, épaisseurs harmoniques, structure dynamique. Le vieux EWQLSO peut ainsi littéralement nous confondre sur des morceaux très bien arrangés.
    – La maîtrise des samples est longue. J’y ai passé deux ans avant d’atteindre un niveau juste passable sur le choix des instruments virtuels, la programmation MIDI, les techniques de mixage propres aux instruments samplés, négligeant des questions fondamentales de composition sur lesquelles je travaille aujourd’hui (quasiment pas de STAN depuis un mois, juste piano + crayon). Attention donc à la chronophagie d’une telle entreprise, ce n’est pas un problème qui se résout en quelques mois !

    Ces petites mises en garde faites :
    – Un bon début peut être le cours de Ask Video The MIDI Orchestra, qui donne pas mal de techniques de programmation MIDI applicables sur n’importe quel instrument virtuel. Je recommande aussi le cours de Mike Verta, « Virtuosity », pour tout ce qui touche au mixage. Il fait fond sur ce que Shawn Murphy (l’ingé son de Jurassic Park) applique quand il doit travailler avec des samples.
    – Je constate que tu utilises des instruments avec peu de round robins, peu de possibilités de moduler l’espace avec les positions de micro, et peu de dynamic layers. Donc ils seront plus difficiles à faire « sonner » et à mixer que des instruments récents. Néanmoins, en associant les paramètres attack et releases de tes sustains à un potard d’automation ou un contrôleur MIDI, et en jouant avec ces paramètres, tu peux simuler du legato plutôt convaincant. Il y a aussi les scripts SIPS si tu ne veux pas t’embêter, mais honnêtement, en prenant le temps de soi même gérer les enveloppes, on peut parvenir à de meilleurs résultats. Le prof de MAO du Conservatoire où je travaille parvient à des résultats intéressants sous Pro Tools avec Symphony Essentials, donc ça se fait !
    – Si le chronomètre est contre toi et que tu as du budget, tu peux vouloir investir dans des instruments samplés plus en profondeur, ou des instruments à modélisation physique, qui ont des possibilités d’expression beaucoup plus fines. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas de « meilleure » banque. En revanche, il y a des banques plus adaptées à ce que tu souhaites produire que d’autres, et c’est vraiment ça la question à se poser. Ainsi, la question du timbre est décisive : CineBrass sera plus « épique » que Spitfire Symphonic Brass qui a en revanche une capacité pour les lignes douces tout simplement impossible à atteindre avec CineBrass. Cinematic Studio Strings va sonner très romantique avec un vibrato à la Korngold, CineStrings très neutre mais très ample dynamiquement, Spitfire Symphonic Strings moins expressif que CSS mais avec plus d’articulations, etc. Chaque instrument samplé vient avec une intention musicale qui va directement affecter le timbre, mais aussi les choix d’effectifs et d’instruments, les nuances et les articulations disponibles. Sur du métal sympho, des solutions d’ensemble type Red Room Audio Palette (pour la versatilité) ou Orchestral Tools Metropolis Ark (pour la puissance) sont envisageables (je ne suis pas super fan du son très traité d’Albion One, Sonuscore the Orchestra est très superficiellement samplé, OT Inspire ne sera pas adapté pour de l' »épique »), là où sur des orchestrations plus classiques je ne me permettrais pas d’utiliser des patches d’ensemble sauf en layering pour de la « glue ». Cas opposé : imaginons que tu aies juste besoin d’un saxophone, très exposé, qui joue des lignes virtuoses, je ne vois pas ce que tu pourrais faire sans modélisation physique (Sample Modeling). Donc il faut être très clair sur ses projets musicaux, se renseigner sur l’offre existante, et voir quel produit permet de relier les points.

    En te souhaitant bon courage dans cette aventure passionnante et prenante,
    Raphaël.

    0
    #996

    Ghandizilla
    Participant

    Petit ajout plus philosophique : la plupart des sons que l’on considère comme « réalistes » ne le sont pas dans la mesure où ils font violence aux idiomatismes des instruments ; ce sont souvent juste des choses qui sonnent bien, qui ont été popularisées lors des vingt-cinq dernières années, auxquelles on s’est habitué, et qu’on finit par qualifier de réalistes, l’habitude aidant. De fait, les instruments réels jouent de plus en plus sur le modèle des instruments virtuels, quitte à faire des choses qui ne leur sont pas naturelles : legato 100% slurrés et préférence pour les shorts, normalement. Je ne parle même pas des abominations qu’il devient commun de faire commettre aux cuivres, mais ça les épuise en quelques mesures, nos musiciens.

    Je ne poserais donc pas les choses en terme de réalisme mais en termes d’esthétisme, puisque les cartes se brouillent de plus en plus sur la question de ce qu’est le réalisme. C’est très baudrillardien tout ça, proche de ses textes sur la « haute fidélité », mais c’est un intéressant débat que je rencontre de plus en plus dans les discussions entre media composers.

    0
    #997

    Daniel
    Admin bbPress

    Hello et welcome ! Grande question..  tu as des exemples de ce que tu fais ? on pourrait peut etre de donner des conseils sur quoi améliorer en écoutant… 🙂


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