dimanche 17 décembre 2017

Ressources pédagogiques utiles à l'orchestration

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Ce sujet a 12 réponses, 4 participants et a été mis à jour par  lalec, il y a 1 semaine et 1 jour.

13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)
  • Auteur
    Messages
  • #853

    Ghandizilla
    Participant

    Bonjour,

    Je me suis dit qu’un post serait bien vu pour « centraliser » toutes les ressources qui nous ont permis dans la pratique de réellement faire des progrès.

     

    Bases :

    – Ask Video Music Theory 101 – 106 : c’est moche, mais c’est le plus efficace (et surtout le moins long) pour s’assurer de bien posséder l’essentiel

     

    Composition et Orchestration (bases théoriques)

    – Ask Video Music Moods 101 : avant tout pour ceux qui se destinent au scoring ; c’est très léger, mais ça donne les bases pour savoir quoi faire pour s’installer dans une humeur donnée

    – Groove 3 MIDI Orchestration Explained : couvre tout aussi bien les bases de l’orchestration que de la programmation MIDI

    – Ask Video Orchestration 301 The MIDI Orchestra : va beaucoup plus loin en posant la question du réalisme

    – Ask Video Orchestration 101 The String Section : s’il y a une section dont on ne peut faire l’économie d’une connaissance détaillée (dont la question de jouabilité ne se résout pas par des questions de souffle ou de pédales), il s’agit des cordes ; si on ne connaît pas au moins les doigtés de chaque instrument de la famille, on ne comprendra pas p. ex. pourquoi on fait tant de chichi en orchestration quand il s’agit de transcrire des intervalles coupées autres que les quartes

     

    Composition et Orchestration (mise en pratique et entraînement)

    – Mike Verta Masterclasses Composition 1, Composition 2, The Mod Squad : à faire dans cet ordre ; le premier cours pose la question du patterning, le deuxième de l’harmonisation, le troisième de la structure ; il s’agit d’apprendre à créer des compositions solides (et surtout lisibles pour l’auditoire), car si la composition est mauvaise, peu importe à quel point l’orchestration sera gérée par la suite, le résultat final ne sera pas bien terrible : indispensable

    – Mike Verta Orchestration 1, 2, 3 : le premier cours expose le splitting propre à l’orchestration (avant-plan, mi-plan, arrière-plan), le deuxième, essentiel, montre comment l’orchestration prolonge la composition, et pour inverser la phrase de Rimsky Korsakov, que la composition est déjà de l’orchestration, enfin, le troisième est consacré aux « presets », aux combinaisons phares de l’orchestre, un quatrième cours est prévu, qui intégrerait les sourdines et les instruments auxiliaires

    – Mike Verta Unleashed Pt 3 et When you don’t feel like it : s’il n’y avait que deux classes gratuites à retenir, ce serait celles-ci ; dans Unleashed 3, sur une douzaine d’heures, Mike Verta critique des œuvres d’élèves en appliquant les principes de ses cours de composition et d’orchestration, un Unleashed 4 est prévu pour le 22 décembre, auquel je soumettrai une orchestration de Noël ; dans When you don’t feel like it, il compose intégralement une pièce, du piano au mock-up MIDI en passant par l’écriture sur partition de l’orchestration, toujours en appliquant les principes de ses cours

    – ScoreClub : tous les cours à partir de Motivic Mastery : permet de formaliser des techniques d’écriture que nous manions spontanément par intuition et de s’entraîner, il s’agit de développer les compétences techniques (craftmanship) permettant d’améliorer par la base ses compositions ; les Orchestrating the Line sont particulièrement côtés, mais il ne faut pas sous-estimer son cours de contrepoint et son cours d’entraînement de l’oreille interne, qui touchent à des compétences fondamentales et trop souvent survolées

    – le livre Orchestration de Joseph Wagner (disponible gratuitement), particulièrement les chapitres 10, 34 et 35 sur le passage de la composition à l’orchestration

     

    Le livre de Wagner, les cours de Scoreclub, ainsi que le cours Ask Video Orchestration 101 String Section, intègrent de nombreuses lectures de partition. Il est indispensable de faire ces lectures sérieusement (plusieurs fois), voire même d’en faire des transcriptions, pour se construire un vocabulaire.

     

    Il y a évidemment bien d’autres ressources, mais seules celles-ci ont changé ma manière d’écrire.

    #854

    Daniel
    Admin bbPress

    Ghandizilla tu déchires ! Je voulais faire un post sur ce sujet aussi vu que je suis en plein dedans…  J’aime bien ScoreClub et Mike Verta (peut être ce dernier est plus dans la pratique face à l’ordinateur..), et je rajouterais aussi que rien ne remplace l’analyse de score !
    Prenez un morceau que vous appréciez, trouvez sa partition d’orchestre et refaite le dans votre séquenceur… En analysant qui joue quoi dans chaque section: nombre de fondamentales, de quintes, de tierces etc.

    En ce moment je refais le thème de Batman de Danny Elfman (les 2 premières minutes), et je pense avoir plus appris avec les dix premières mesures de ce score qu’avec beaucoup de théorie 🙂 🙂 …
    Je fais faire un doc d’analyse dessus d’ailleurs que je partagerais ici aussi pour me forcer à bien synthétiser 🙂

    Ps: je pense participer aussi au Unleashed 4 le 22 décembre ! faut être speed pour être parmi les 1ers pour être sélectionné… !! 🙂

     


    #855

    Ghandizilla
    Participant

    Il y a trois façons de transcrire :

    1 – faire des mock-ups MIDI en s’aidant de la partition (j’avais en effet beaucoup appris, en 2005, en transcrivant pour instruments virtuels le Batman Theme de Danny Elfman, tellement appris que je m’étais alors mis à faire des gros ostinati rythmiques et des dialogues de cuivres absolument partout, je recommande aussi beaucoup les musiques de Final Fantasy VI à IX, Brahms et Tchaïkovski à ne pas oublier également pour l’orchestre romantique pré-moderne, mais le plus important : transcrire une oeuvre qu’on aime, qu’on aimerait intégrer à son vocabulaire, pour en faire d’autres de la même trempe)

    2 – transcrire d’oreille sur partition ou séquenceur en s’aidant seulement du piano : c’est ce que recommande Mike Verta (il avait même fait un Galaxy Quest challenge), on apprend encore plus qu’avec la méthode 1/, mais ça prend du temps ; on y arrive même sans une super oreille, la technique c’est de commencer par les voicings externes et puis progressivement une fois ceux-ci découverts s’attaquer aux voicings internes ; pas besoin d’une oreille extraordinaire, mais besoin de beaucoup de temps

    3 – transcrire au piano, jouer l’oeuvre au piano comme on peut, ce qui implique de la réduire à ses composants essentiels, de repérer l’ossature du morceau, et de se le mettre dans les doigts : c’est super précieux de faire le partage entre essentiel et inessentiel, et d’avoir sous les doigts sans même y réfléchir des motifs et accords aimés et connus (vocabulaire « spontané »)

     

    Elles sont toutes utiles : la 1/ fait avancer l’instrumentation et le contrôle des instruments virtuels, la 2/ l’instrumentation et l’oreille interne, la 3/ l’essentialité de l’écriture et la spontanéité du vocabulaire. Dans l’idéal, il faut transcrire tous les jours et pratiquer tous les types de transcription. Sans vocabulaire musical, difficile de « parler » en mots que l’auditoire comprendra. Sans transcription, difficile de s’approprier un vocabulaire musical. Hélas, dans la pratique, à part la 1/ et la 3/ une fois par mois à tout casser, je n’ai le temps de rien 🙁

    #896

    lalec
    Participant

    Wah merci messieurs, vous êtes précieux.

    #906

    Daniel
    Admin bbPress
    #907

    Ghandizilla
    Participant

    C’est le cours de Garritan, basé sur le livre de Rimsky Korsakov. Eli Krantzberg s’appuie dessus dans son cours Groove3.

    #908

    lalec
    Participant

    merci pour le lien Dan.

    Bon courage pour l’ordi.

    #910

    Ghandizilla
    Participant

    Apparemment il y a ça qui est en très grosse promo aujourd’hui -> https://www.udemy.com/music-composition-bundle-composition-film-scoring/

    Je ne sais pas ce que ça vaut, Udemy ont une réputation de prolixité, mais à seulement 12$ pour trois cours destinés aux débutants, ça se tente.

    #911

    Daniel
    Admin bbPress

    Udemy fait en permanence des promos, si on en rate une, il suffit d’attendre quelques jours et ils refont la même… J’ai pris pas mal de cours de 3d avec eux (Blender) c’est tt le temps comme ça !!


    #927

    ChristianM
    Participant

    J’ajouterai une chose qui est plutôt agréable et qui ne nécessite aucun effort tout en apportant énormément : aller à des concerts de musique classique (grand orchestre)

    #928

    Ghandizilla
    Participant

    C’est même indispensable pour aiguiser son sens de l’espace, et enregistrer passivement du vocabulaire musical. J’ai quand même tendance à favoriser les gros orchestres de la fin du XIXe, où les tubas ont pris le pas sur les ophicléides, parce que ça vibre au dedans des tripes.

    Néanmoins, ça n’épargne pas le travail actif de transcription, ni le travail d’aller voir les musiciens pour qu’ils nous expliquent leurs instruments (ce qui peut aussi se faire sur YouTube, et constitue la toute première étape du cours Orchestrating the Line d’Alain Mayrand).

    #937

    Ghandizilla
    Participant

    Je partage avec vous mon petit pense-bête d’orchestration, 100% compatible avec les cours de ScoreClub, les masterclasses de Mike Verta, les traités de Rimsky Korsakov et Joseph Wagner. Ce n’est pas une règle absolue, l’idéal serait même d’écrire directement sur papier avec son oreille intérieure, mais c’est un processus qui pour ma part fonctionne et que de grands compositeurs utilisent. Le jour où j’aurai suffisamment entraîné mon oreille intérieure, il est possible que toute la partie piano passe à la poubelle.
    Avant d’orchestrer, et pour avoir la meilleure vue d’ensemble possible, il faut écrire au piano à deux mains. En effet, sur un conducteur d’orchestre, on est obligé de circuler avec le regard pour tout voir diachroniquement tandis qu’au piano roll (piano mécanique), on est obligé de cliquer pour voir à quel instrument correspond quelle partie, là où le piano offre réellement une vue d’ensemble synchroniquement. Cette vue d’ensemble sera d’autant plus claire qu’elle sera aérée : donc pas de trois ou de quatre mains.

     

    Pour que le piano soit jouable à deux mains, il doit comporter une ligne principale (pas nécessairement mélodique), éventuellement harmonisée (comme dans Nimbus 2000, dans Harry Potter), dont le registre est crucial, ainsi qu’une partie harmonico-rythmique (qui peut être idiomatique au piano, ou bien à mi-chemin entre une écriture propre au piano et une écriture propre à l’orchestre : en ce sens, on peut choisir de couper ou non des intervalles, d’arpéger ou répéter des accords…). La voix supérieure de cette partie harmonico-rythmique peut éventuellement dessiner une mélodie ou une contre-mélodie. En revanche, elle ne pourra pas d’emblée être entièrement écrite à la manière d’une orchestration puisque deux mains ne suffisent pas pour combler les partiels de la série harmonique. On trouvera dans le Joseph Wagner des modèles fonctionnels de transcription piano -> orchestre. Alternativement, le piano peut être écrit polyphoniquement (en contrepoint), ce qui se transcrit plus littéralement, mais s’avère moins évident à orchestrer sans « trous ».

    Pour orchestrer, l’assignation des instruments doit être opérée en fonction du registre et de l’expression de la partie concernée. Quel instrument serait à l’aise avec cette partie ? (Mike Verta n’opère pas différemment en orchestrant. C’est aussi ce que fait James Newton Howard.) Des hétérophonies se dessineront par le choix des doublures (dans le thème principal de Star Wars, les flûtes alternent entre accentuation et ornementation, toutes les deux mesures), l’adaptation de l’écriture à un jeu idiomatique à l’instrument, et le colmatage de la série harmonique. Il est important de s’occuper de la série harmonique avant de s’occuper des doublures pour ne pas générer trop de doublures inutiles, qui obscurcissent les couleurs et amenuisent les contrastes, et pour ne pas dilapider les ressources nécessaires au remplissage harmonique (c’est ce qui est arrivé dans ma composition de Noël, dans celle d’avant, dans celle encore d’avant… bref, cela exige de l’entraînement pour y parvenir ! mais j’y arriverai…). L’orchestration finale doit distinguer clairement la ligne principale, une éventuelle idée secondaire (mélodique ou contre-mélodique), et une texture d’arrière-plan. Si ce n’est pas le cas, il faut la retravailler (ce qui en général implique plus de suppressions que d’ajouts). Les percussions et ornementations ne seront ajoutées qu’en dernier, ce qui permet de ne pas sur-remplir (ne pas ajouter d’ornementation là où il n’y a pas de vide).

    #940

    lalec
    Participant

    Très intéressant.

13 sujets de 1 à 13 (sur un total de 13)

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